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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 10:01

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-- Bon, c'est bon ! Grogna-t-il.

- Où en étais-je me demanda-t-il ? Ah oui, tu vois avec tes questions tu me fais perdre le fil de mon histoire.
Je disais que pour trouver de la nourriture, il ne restait plus qu'à espérer qu'un renne se soit égaré dans les environs.
Mais point de renne, pas même les traces d'un lapin. Quand aux oiseaux il y a belle lurette qu'ils avaient quitté la contrée.
Imagines-tu m'a plume la vie de ces gens me dit Guthin ?
Tu sais rajouta-t-il, ce n'est pas facile tous les jours de vivre ainsi. D'avoir comme maison une hutte de bois recouverte de terre si étroite, que l'on ne peut pas tenir debout, de dormir à même le sol enroulé dans de vieilles peaux de renne, ou d'ours, celles-ci plus ou moins bien tannées.
Mais je m'égare me dit-il.
C'était donc le jour de la veillée du Solstice d'hiver, il avait très fortement neigé et les habitants de ces belles demeures devaient se rendre à la ville afin d'y faire quelques emplettes pour le réveillon de Noël.
Eh oui rajouta Guthin pendant que nous, on se les gèle sur les traineaux avec tous ces cadeaux, eux ils sont tranquillement au chaud devant une grande table à festoyer jusqu'à panse rompue.
- Mais je continue dit Guthin car le temps presse
La neige était trop profonde pour utiliser de gros véhicules, ceux-ci ne pourraient pas y rouler, il ne restait qu'un seul moyen, le traineau.
Oh, il y a bien changé le traineau de nos jours me dit Guthin, il n'y a plus de chiens, ils sont remplacés par un moteur, ils appellent cela une moto neige remarque, c'est bien pratique quand même, je te dis cela, car je l'ai déjà essayée.
Mais je ne trouve pas cela très confortable, trop rapide. On risque souvent de se retourner si on n’y prête pas attention.
D'ailleurs écoute la suite.
- Je t'écoute Guthin lui répondis-je.
- Ils étaient tous partis à la ville, sur leurs motos neige vrombissantes pour y faire des courses. Après avoir rempli les sacs de victuailles et autres boissons enivrantes il fallut faire le chemin du retour. Peut être que l'approche de Noël, la joie de pouvoir faire la fête, d'avoir pu profiter des animations de la ville ont fait que l'attention ne fut pas à son paroxysme.
Le retour se passait donc, sans encombre, quand sur la piste qui longeait la lisière de la forêt un des conducteurs voulut éviter une énorme souche qui se trouvait devant lui. Un coup trop sec sur la direction de son engin lui fit perdre le contrôle et le propulsa dans les airs. Fort heureusement pour lui, la neige très molle amortit sa chute. Plus de peur que de mal rajouta Guthin.
Une fois que le conducteur remit sur pied sa machine, il l'enfourcha et dans un geste de rage tourna violemment la poignée des gaz puis repartit dans un vacarme assourdissant rejoindre le reste du groupe.
- Mais Guthin ! Il en a oublié ces affaires, à moins que celui-ci n'en ait pas ? Demandais-je.
- Tu as raison de te poser la question, me répondit Guthin.
Il en avait des affaires et plein même.
- Vois-tu, la stupidité peut parfois jouer de tours jusqu'à en faire oublier l'essentiel.
Tu te doutes bien que les habitants de la forêt avaient entendu le raffut fait par la chute de la moto. Ils chaussèrent leurs raquettes et se rendirent sur les lieux afin de porter secours, mais quand ils arrivèrent à l'endroit supposé, de l'accident, ils ne trouvèrent personne.
C'est en faisant demi-tour qu'ils tombèrent sur les sacs, comme tous gens honnêtes ils firent l'inventaire du contenu au cas ou, il y aurait un nom ou une adresse, mais rien.
- A part bien entendu de bonnes choses ! Me suis-je permis de dire.
- Eh pour sûr ma Plume, me répondit-Guthin. Il y avait là tout plein des choses comme tu dis. Deux grosses dindes, des marrons, du saumon fumé à foison et même du caviar et bien autres victuailles.
D'énormes miches de pains frais. Dans l'autre sac de quoi faire passer joyeusement toute cette nourriture et donner aux corps une petite touche d'ivresse, qui par ces temps glacials ne pouvait qu'être de bon aloi.
La fête du Solstice d'hiver, allait être cette année inoubliable.
Quand aux autres, il ne leur restait plus qu'à retourner en ville pour faire le plein de commissions sinon ils passeraient un Noël à se ronger les doigts.
- Eh bien Guthin voilà une histoire qui se termine bien.
- Oui, tu as raison ma Plume me dit Guthin, je sais que l'on dit parfois que bien mal acquis ne profite jamais, là vois-tu ce n'est pas le cas.
- Voilà mon ami, rajouta Guthin. C'est la fin de cette petite histoire.
- Tu vas sûrement me dire que c'est ça la « Magie de Noël »
- Je dirais plutôt « Que le manque de chance peut parfois apporter, bien du bonheur à autrui. »
Sur ses bonnes paroles Guthin était prêt à partir.
- Je te souhaite un très bon Noël ma plume, me dit-il, si tu vois Ramoussine souhaite lui également un bon Noël je n’aurai pas le temps de passer avant de partir
- Je le ferai c'est promis, prend bien soin de toi, rajoutais-je
- Eh Guthin ! Fais attention avec les cheminées, à ne pas te bruler...

 

 

Oh ne voyez pas de morale à cette histoire, simplement, mais accordons nous un instant de réflexion avant de passer à table.

 

 

 

Je me joins à Guthin et tous ses amis, pour souhaiter

un très joyeux Noël
.

 


On se retrouve bientôt, promis.

   

 

 

  

 

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Published by la plume de Guthin - dans Aventures fantastiques
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commentaires

domi 14/01/2009 20:03

Ravie d'avoir de tes nouvelles ce soir, j'espère que tu vas bien bises amitié à très bientôt

annielamarmotte.vefblog.net 14/01/2009 14:17

alors ça roupille?????

corinne 13/01/2009 21:52

Un petit coucou et un gros bisou

mamago 12/01/2009 11:34

Un petit coucou pour vous souhaiter une bonne semaine. Bises

~~ Kri ~~ 11/01/2009 10:46