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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 15:56

Il y a bien longtemps de cela.

Il était une fois dans un petit village, un petit homme faiseur de mots.
Chaque jour qui passait, un poème il lui dédiait. Les mots il les déposait  sur le papier selon l'humeur de son coeur .Ceux-ci rimaient à l'unisson telle une chanson.
Puis un jour plus rien ne vint. Etait-ce la fin du petit écrivain ? Point sans faut !!
Il décida d'aller s'immerger dans la Forêt pour y puiser source d'inspiration.
Il marchait depuis plusieurs heures quand il sentit une présence à ses côtés.
Il s'arrêta près d'un grand chêne et c'est là qu'il l'aperçut. Elle était toute de blanc vêtue, sa longue chevelure d'un blond doré mettait en valeur des yeux couleur noisette. Il ne dit mot
Subjugué par une telle beauté.
Elle lui tendit la main sans dire mots. Le petit homme la lui prit et se laissa guider à travers bois jusqu'à un petit ruisseau.
L'étrange créature lui lâcha la main et de son doigt traça un cercle dans l'eau vive du ruisseau.
Celui-ci par magie se figea. Elle fit signe au petit homme de s'approcher et de se pencher.
Regarde dit-elle dans le miroir de l'onde tu y verras un autre monde.
Le petit homme se pencha et il n'en crut pas ses yeux .Dans le miroir de l'eau il put y voir le soleil celui-ci brillait si fort qu'il en fut tout aveugler, il  ferma ses paupières pour se protéger de cette forte lumière. Puis au moment où il les rouvrit, le ruisseau avait repris son cour quant à la créature elle avait disparue. Il mit la main à sa poche pour y chercher un petit bout de papier afin de prendre note au cas où il aurait rêvé, mais ses poches étaient bien vides malheureusement point de papier et encore moins de crayon. Le petit homme s'empressa de prendre le chemin du retour. Il avait tellement de choses à écrire. Sur son passage les arbres semblaient le saluer, un vieux sapin fit frémir ses épines pour en exhaler leur parfum.
Un tapis de pervenche offrait à l'environnement sa touche de bleu. Ses fleurs à peine ouvertes laissaient échapper quelques gouttes de rosée. Tout en marchant,  dans le sous bois,  il en croyait pas ses yeux, la forêt avait changé d'aspect. Ne voilà pas que des champignons aux couleurs étranges inclinaient leurs chapeaux en signe de bienvenue.
Il sortit de la forêt, puis sur le petit chemin, il s'arrêta, comme si une force invisible voulait l'empêcher de partir. Il se retourna et regarda cette immense masse verdoyante il semblait l'entendre lui parler.
De retour dans sa petite maison, il prit une feuille de papier, trempa dans l'encrier sa plume blanche et se mit à écrire.
Les mots lui venaient comme par enchantement, il ne s'arrêtait plus. Une feuille, puis deux.
Etrange ballade pensait-il.
Il pensait également à cette créature venue d'ailleurs ou d'un autre pays. Il l'imaginait à ces côtés, telle une muse.
Etait-ce vraiment cette muse qu'il espèrait tant ? Il écrivit toute la nuit à en oublier le repas. Fatigué par cette longue journée, sur le papier, il s'endormit.....

La pluie d'orage battait son plein, elle venait frapper les carreaux de la petit maison.

Réveillé par le bruit des gouttes d'eau, le petit homme ouvrit les yeux. Il se dit quel rêve étrange j'ai fait cette nuit, puis regardant son pupitre il s'aperçu qu'il y avait des dizaines de feuilles noircies par l'écriture . Il n'avait point rêvé . Il s'approcha des carreaux, la pluie avait cessée de tomber. Il ouvrit la fenêtre, regarda la forêt. Il entendit alors une petite voix lui dire. Continue à écrire petit homme, je serai toujours près de toi, je serai ta muse désormais, mais ceci tu dois le garder secret. Quand  ton inspiration te fera défaut, tu n'auras qu'à penser à moi .Cela  sera le signal et je viendrai à tes côtés...

Il ferma la fenêtre, à sa table il vint s'assoire et reprit sa plume pour le plaisir de tous......  

 

 

J'ai écris ce texte suite à un défi d'écriture  que m'ont lancé Lucie et les Cybermamys mais le contrat stipulait qu'il fallait que j'utilise dans mon texte les mots :


Forêt, ruisseau, soleil, sapin, fleurs, champignons, amitié, balade, repas, pluie, secret, cadeau, trésor.

Dans mon texte il manque trois mots pour que mon contrat soit honoré. Je terminerai donc par ceci :

Chères Lucie et les Cyber-Mamys, ce petit texte , je vous l'offre en cadeau pour vous marquer ma sympathie d'abord et surtout pour vous remercier pour l'immense trésor que vous m'avez offert qui est votre Amitié.

Très sincèrement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
    

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Published by la plume de Guthin - dans Essais et Poèsies
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 21:57

Afin de vous faire patienter,  en attendant d' autres histoires de Guthin  et pour que mon blogRank  ne plonge pas dans les profondeurs  abyssales sourires..........

J'ai puiser dans ma bibliothèque,  car chez Quichottine  il n' y avait pas de J.Prévert sur l' étagère ou celui qui l' a emprunté ne l' a pas remis à ça place.
Prévert et Aragon font partie des poètes que j' affectionne.  C'est peut être mon esprit soixante huitard qui refait surface, je pense que   Pb-r   y est sûrement pour quelques chose avec  son livre " 30 jours en Mai "que je vous conseille de lire. Pour ceux qui n'ont pas connu cette période, ou ceux qui n' étaient pas à Paris au moment des "événements "(Mot utilisé pour signifier cette période ou révolution de la jeunesse française).

Mais laissons place à la poésie....

 

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CHANSON DU GEÔLIER
 

Où vas-tu beau geôlier 
Avec cette clé tachée de sang 
Je vais délivrer celle que j'aime  

S'il en est encore temps 
Et que j'ai enfermée 
Tendrement cruellement 
Au plus secret de mon désir 
Au plus profond de mon tourment 
Dans les mensonges de l'avenir 
Dans les bêtises des serments 
Je veux la délivrer 
Je veux qu'elle soit libre 
Et même de m'oublier 
Et même de s'en aller 
Et même de revenir 
Et encore de m'aimer 
Ou d'en aimer un autre 
Si un autre lui plaît 
Et si je reste seul 
Et elle en allée 
Je garderai seulement 
Je garderai toujours 
Dans mes deux mains en creux 
Jusqu'à la fin des jours 
La douceur de ses seins modelés par l'amour.



Jacques Prevert.

Ecrivain français

1900- 1977

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 21:15

Texte   proposé dans le cadre du concours de poésie d' Arcane     La visite de son  site vaut le détour,  pour ceux qui ne connaissent pas les sorcières,hihihihi!!!.

 

O h nuit du trente Avril.
D es bas fonds de la ville aux clairières obscures
Accourent dans la nuit noire, de pâles figures.
Viennent, Sorciers, sorcières et esprits malfaisants
En un cortège, pour le grand rassemblement
En cette nuit du trente Avril et pour sûr
Flâner n’est pas de bon augure.
On peut apercevoir dans une clairière avoisinante
Sous d’énormes chaudrons, des braises rougeoyantes.
Des sorcières s’afférent à la préparation diabolique.
De philtres magiques ou potions aux effets bénéfiques
Sous cette croûte épaisse et glauque.
Macèrent, mandragore, ciguë et langues de taupes.
Dans la campagne environnante
On peut y voir une multitude lueurs dansantes.
Accompagnant dans un rythme endiablé
De gentilles fées chevauchant leurs balais
Des sorcières nues, promènent leur linceul sur les près
Pour en subtiliser les gouttes de rosée.
Rendant ainsi stérile la terre des champs
Disette, sera la récolte des paysans.
Si au matin eau bénite et sel n’étaient point jetés
Les sortilèges prononcés, seraient à jamais révélés.
C’est au point du jour, quand la lune est encore présente
Qu’elle apparaît, vêtue d’un tulle blanc, à peine décente
Formant une ronde, Sorciers et sorcières, et esprits bienfaisants,
S’unissent pour lui offrir fleurs et multitudes présents.
C’est un tourbillon magique qui souleva sa robe légère
Laissant percevoir, une immense blancheur qui inonda la clairière.
C’est alors que l’astre du jour à l’horizon paraît.
Illuminant à cette place une nuée de clochettes de Mai.

 

 

 

 

 

 

 
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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 19:23

En attendant l'inspiration pour le dernier chapitre d’une journée à Boiscéliandre.
Je vous propose de connaître un peu plus qui se cache derrière la plume de Guthin
.
Enfin presque !





Assis derrière une  petite table qui lui servait de bureau.

Il regardait par la fenêtre le jardin.
Le spectacle qui s’offrait à lui, concrétisait des années de labeur pour en arriver à ce que la nature accepte cette transformation.
Les narcisses disposés ça et là étaient en fleurs. De gros boutons du magnolia commençaient à s’ouvrir, offrant au soleil leurs corolles blanchâtres.

Nous étions en Mars période où les couleurs de la nature changent   au gré des nuages, ceux-ci souvent chargés de pluie.

 

 

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A la cime d’un peuplier deux pies jacassaient, sûrement un couple ? Le son de leurs cris stridents passait aux travers des carreaux. Madame ne devait pas être d’accord sur l’orientation que Monsieur avait donnée au nid ou bien peut être, que la dispute portait sur les prénoms de leurs futures progénitures.
Il était assis là à contempler la nature.
Ce n’est pas à rêvasser la tête en l’air que les mots viendrons se coucher sur le papier pensât- il mais la nature était tellement belle.
Puis le ciel s’assombrit, de gros nuages chargeaient de pluie arrivaient, il y avait comme une agitation dehors, pas beaucoup de feuilles en cette saison pour servir de parapluie à notre pinson. Il se réfugia dans une haie thuyas 
Nos deux inlassables pies continuer leur âpre discussion. Puis la pluie se mit à tomber, à travers les carreaux .On pouva
it voir ce rideau d’eau qui occultait maintenant la vue du   jardin. 

 

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Il se dit que se serait ce le moment d’écrire quelques lignes en attendant que cesse la pluie ?
Mais à peine les premières lettres déposées, que les nuages s’en sont allés .Est cet un signe ? Ou tout simplement une journée à rêver.
De fines gouttelettes d’eau sur la vitre donnaient au jardin un aspect féerique, comme par enchantement elles se mirent à briller de mille couleurs, le soleil venait de faire sa ré- apparition en se reflétant au travers d’elles. 

Il ouvrit la fenêtre, sentit cette subtile odeur caractéristique qui se dégage après les pluies de début de printemps, où ce mêle les légers parfums des jonquilles sauvages et celui de la terre humifère
Au loin il aperçu un somptueux arc en ciel. Il en chercha la source des yeux, pensant, un léger sourire aux lèvres, à cette légende qui dit que celui qui se placera à la base de l’arc en ciel y trouvera un pot d’or.
  

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Une goutte d’eau tomba la où quelques mots avaient commencé à noircir le papier. Se mêlant à l’encre pour donner un somptueux pâté .Il esquissa un léger sourire et se dit que ce n’était une journée pour écrire.
Il décida donc de quitter sa place. Quand par un léger courant air, son attention fut retenue par une petite plume blanche qui vient se poser là, sur le papier, juste à coté du pâté.
Il l’a pris dans sa main et d’un doigt il caressa les barbules pour chasser les petites gouttelettes d’eau qui s’y étaient déposées.
Il ferma la fenêtre, posa la petite plume blanche sur le bord de son bureau, saisit une nouvelle feuille de papier et sans lever la tête se mit composer.
Les mots couvraient le papier comme par magie. Ils se succédaient dans un torrent de lignes était-ce les biens faits de la pluie ou peut être cette petite plume qui lui avait apporté l’inspiration.
Et c’est ainsi que partant de rien ou du moins de cette petite plume. Qu’une colombe avait sûrement dû perdre dans sa précipitation pour la recherche d’un abri avant l’arrivée de la pluie.
Que sont nées les aventures extraordinaires de notre Lutin Guthin….

Parfois l’envie d’écrire ne tient qu’à peu de chose, une pluie, une plume et l’envie de tromper la solitude qui parfois peut devenir pesante……………

 

 

 

 

 

 

 
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